
Guignard d’Eurasie © G. Bedrines
Des steppes du Maghreb à la toundra du Nord de la Scandinavie, le guignard d’Eurasie ou pluvier guignard (Charadrius morinellus) traverse la France deux fois par an pour sa migration. Au printemps, le passage prénuptial de cette espèce est très peu détecté au vu des haltes migratoires brèves avec peu d’individus. A contrario, la migration postnuptiale en août-septembre est bien plus marquée avec de grands groupes en halte. L’espèce fréquente alors les champs caillouteux, les sommets montagneux, les arrière-dunes littorales ou tout autre milieu ouvert à l’aspect steppique.
Ce schéma se retrouve à l’échelle de la Côte d’Or où l’espèce est très rare au printemps puis relativement bien détectée en fin d’été, notamment en raison de l’engouement que suscite l’espèce chez les naturalistes locaux.
Une enquête départementale annuelle
Initié en 2022, le comptage simultané des guignards d’Eurasie en Côte-d’Or mobilise chaque fin d’été des naturalistes bénévoles. Initialement contactée sur deux sites de halte, les prospections menés par la communauté ornithologique a permis d’identifier une quinzaine de sites sur lesquels l’espèce est régulière.
C’est donc dans cette dynamique positive que s’inscrit le comptage simultané des guignards en halte migratoire postnuptiale, avec un triple objectif :
Parallèlement, le comptage permet d’augmenter la pression d’observation sur les milieux ouverts, à une période de l’année où les naturalistes fréquentent principalement les plans d’eau, améliorant ainsi les connaissances sur les espèces susceptibles d’y faire halte (pipit rousseline, busard pâle et courlis corlieu entre autres).
Le comptage est organisé sur deux samedis définis à l’avance : le premier sur la dernière décade d’août (passage des guignards adultes principalement) et le second sur la première quinzaine de septembre (passage des jeunes de l’année). Les prospections sont réalisées en priorité sur les sites de haltes connus mais également sur tout site potentiellement favorable à l’accueil de l’espèce et proposé par un participant. Chaque site suivi est visité lors de chacune des deux journées prédéfinies, de préférence lors des premières heures après le lever du soleil ou des dernières heures avant le coucher du soleil. Cela permet de compter les oiseaux lors de leur pic d’activité tout en évitant les brumes de chaleur qui peuvent compromettre les recherches.
Les données issues du comptage sont saisies par chaque naturaliste sur le portail Faune-BFC avec la remarque « Comptage simultané guignards ». Dans la mesure du possible, l’âge des individus contactés est détaillé. Les prospections infructueuses sont également saisies avec une donnée « 0 guignard ».
Si le suivi du guignard d’Eurasie vous intéresse et que vous souhaitez contribuer à l'amélioration de la connaissance sur cette espèce, venez participer aux séances de prospection de 2026 : le samedi 29/08/2026 et le samedi 12/09/2026.
Pour participez à cette enquête, ou pour toutes questions, merci de contacter Manuel OUDARD (manuel.oudard@orange.fr).
Bilans régionaux :
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Comptage simultané des guignards d’Eurasie en Côte d’Or 2025 OUDARD M. Comptage simultané des guignards d'Eurasie en Côte d'Or. Bilan 2025. LPO Bourgogne-Franche-Comté. 6 p. |
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Comptage simultané des guignards d’Eurasie en Côte d’Or 2024 OUDARD M. Comptage simultané des guignards d'Eurasie en Côte d'Or. Bilan 2024. LPO Bourgogne-Franche-Comté. 6 p. |
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Comptage simultané des guignards d’Eurasie en Côte d’Or 2023 OUDARD M. Comptage simultané des guignards d'Eurasie en Côte d'Or. Bilan 2023. LPO Bourgogne-Franche-Comté. 6 p. |
Texte adapté du bilan par Manuel OUDARD
Mise à jour le 25/08/2026